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Les sept « S » du yogapar Swami Nishchalananda SaraswatiDans la philosophie du yoga, il y a sept piliers qui nous conduisent vers une réalisation plus profonde de la Conscience universelle. Tous les sept commencent par un « s », cinq d'entre eux sont des mots sanskrits : Sadhana : pratique du yoga. Cela nous rend capables d'affiner notre perception et notre compréhension de façon à commencer à voir à travers l'obscurité de nos conditionnements. Seva : servir les autres avec une joie totale et sans égoïsme. Satsanga : association avec la sagesse. Développer son inspiration en côtoyant des personnes qui ont un même état d'esprit et qui sont motivées spirituellement. Sanyam : discipline. Nous essayons d'éliminer les éléments inutiles de façon que nos vies deviennent plus simples et moins encombrées. Cela nous donne l'espace à la fois extérieurement et intérieurement de pratiquer et d'aller plus profondément dans le yoga. Santosha : contentement. Nous acceptons notre situation présente comme conduisant à l'éveil spirituel. Le vrai contentement arrête toutes les plaintes et tous les gémissements, tous les « si seulement » ou les « qu'en serait-il si » — tout ce qui nous éloigne du moment présent. Le contentement signifie que nous savons que nous avons quelque chose à apprendre de chaque situation, quelle que soit la douleur qui lui est associée. Les deux autres mots commençant par un « s » sont anglais, et ils sont tout aussi fondamentaux pour le yoga. Ce sont « surrender » et « sacrifice ». Surrender signifie permettre à ce qui doit arriver d'arriver comme cela doit arriver. On s'en remet aux forces et à l'intelligence qui règlent notre sort. Don Juan, le chercheur indien yaqui, le dit de façon éloquente : « Je suis déjà entre les mains des pouvoirs qui régissent mon destin. Et comme je ne m'accroche à rien, je n'aurai rien à défendre. Je n'ai pas d'idées préconçues, donc je verrai. Je n'ai peur de rien , donc je resterai moi-même. Détaché et à l'aise, je transpercerai l'aigle du passé, pour être libre. » Le Don de l'aigle, Carlos Castaneda. Nul ne devrait tomber dans le piège du fatalisme, de toute façon, car s'en remettre ne signifie pas devenir un zombi. Cela signifie être en harmonie et ouvert, de manière à agir correctement et de façon appropriée dans chaque situation, sans rejet ni acceptation aveugle. Cela implique une prise de conscience (qui s'éveille avec la sadhana). Sacrifice. Etroitement associée à « surrender », la notion de sacrifice recouvre plusieurs choses. Tout d'abord, c'est avoir une attitude réaliste à l'égard de ce que l'on possède : ne pas rejeter les objets matériels a priori, mais se rendre compte que l'on ne peut pas les garder pour toute l'éternité. En clair, nous ne pourrons pas les emporter avec nous quand nous mourrons, alors pourquoi ne pas nous en détacher intérieurement maintenant, et mettre de l'ordre dans nos vies ? Nous n'avons pas besoin de nous séparer de nos possessions. Ce qui est plus important, c'est que nous n'y investissions pas d'énergie émotionnelle, en pensant qu'elles peuvent nous rendre heureux. Elles ne le peuvent pas. Le fait de comprendre cela à un niveau profond entraine une renonciation intérieure et santosha, le contentement. « Sacrifice » signifie également se détacher des concepts, des dogmes, des images personnelles, des notions de juste et de faux. Cela ouvre la voie à une nouvelle perception. Sinon, le mental est tellement empli que nous ne voyons même pas les débris. Le sacrifice a aussi un lien étroit avec un autre « s », seva (le service) : il s'agit de sacrifier tout intérêt personnel et toute idée de son importance personnelle pour le bénéfice des autres. Cela n'est pas facile, dans une société qui considère la compétition agressive comme le seul chemin vers le bonheur. Mais l'égoïsme conduit vers le malheur et la frustration, car il nous aliène aux autres. Cela crée une très forte tension en nous, et dans nos relations avec les autres. Nous ne pouvons pas nous libèrer de l'égoïsme en une nuit, mais commençons au moins une fois par jour à accomplir un acte dans lequel nous plaçons le bien-être d'un autre avant le nôtre. Sadhana (la pratique du yoga) n'est pas quelque chose que nous faisons pendant trente minutes chaque jour, ou bien une fois par semaine, le dimanche. On ne doit pas la considérer comme une activité parmi d'autres, mais comme le fondement de notre vie et de nos activités. Sadhana, c'est l'engagement d'aller profondément dans la Réalité transcendantale : vivre, respirer et pratiquer vingt-quatre heures par jour. Pour connaître intuitivement notre être réel, nous devons nous engager complètement dans la réalisation de cet être en toute chose. Cela demande que nous nous imprégnions des autres « s », que nous nous engagions dans seva (le service), satsanga, sanyam (la discipline), santosha (le contentement), surrender (le fait de s'en remettre) et dans le sacrifice. Si nous nous sentons prêts à approfondir ces « s », alors le yoga et la pratique spirituelle viendront naturellement. |
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Mandala Yoga Ashram, Pantypistyll, Llansadwrn,
Llanwrda, Carmarthenshire, Wales, U.K. SA19 8NR |